L’Association

Recherche et Expérimentation du Geste Historique et Technique ?

L’association REGHT est une association qui œuvre pour la redécouverte et la promotion des Arts Martiaux Historiques Européens (AMHE).

C’est-à-dire que nous nous intéressons aux l’escrimes et aux luttes anciennes, au geste martial en général, replacés dans un contexte historique, géographique et social précis. Pour cela nous travaillons principalement à partir de traités et de livres de combat (fechtbücher) rédigés de la fin du XIVème siècle au début du XXème siècle par des maîtres d’armes et des passionnés d’escrime.

Cette large période de temps étudiée fait des AMHE un ensemble de pratiques assez divers, de l’épée à deux mains allemande du XVe siècle, au sabre de cavalerie anglais du XIXe siècle, en passant par différents styles de rapière, de lutte… pour ne citer que quelques exemples.

L’objectif est de comprendre à la fois l’utilisation technique des armes, les bons paramètres de réalisation et d’acquérir une certaine compétence individuelle dans le domaine des arts martiaux et des sports de combat.

Même si nous utilisons des armes anciennes, les Arts Martiaux Historiques Européens se distinguent du combat de reconstitution historique ou de l’escrime artistique. En effet, en AMHE, les assauts ne sont pas scénarisés, et l’équipement de protection employé est moderne (masque d’escrime, gants, vêtements rembourrés…).

Les Arts Martiaux Historiques Européens sont une pratique sécurisée et inclusive, accessible à toutes et tous (à partir de 16 ans dans notre association).

Plus d’informations sur les AMHE sur le site de la Fédération Française des Arts Mariaux Historiques Européens.


Traditions martiales étudiées

L’association REGHT et ses membres s’intéressent à de nombreuses traditions martiales, auteurs, et armes anciennes. Pour savoir lesquelles sont actuellement pratiquées à l’entraînement, se référer à la section Nous Rejoindre.

Nous pratiquons en particulier l’escrime germanique du mythique maître d’armes Johannes Liechtenauer. Nous travaillons principalement l’épée longue qui se manie à deux mains et la lutte. C’est deux disciplines permettent de s’intéresser à d’autres armes aux techniques similaires, comme le coutelas (épée à une main de Leckuchner et dussack), la dague, le bâton à deux bouts et la lance, l’épée rondelle (petit bouclier) et la side-sword (rapière XVIème). Nous nous  intéressons aussi à l’ensemble des armes blanches et des techniques présentes dans les manuscrits de Paul-Hector Mair, un Augsbourgeois passionné d’escrime et un grand compilateur du milieu du XVIème siècle sur lequel un de nos instructeurs à fait sa thèse en histoire médiévale (Le combat à la fin du Moyen Âge et dans la première modernité: théories et pratiques).


En ce qui concerne la rapière, cette épée qui privilégie l’estoc, nous étudions l’oeuvre de Girard Thibaut d’Anvers. Celui-ci utilise un cercle au sol comme base de son enseignement à la rapière, mais qui peut aussi s’appliquer à toutes les armes, Academie de l’espée de Girard Thibault d’Anvers ou se demonstrent par reigles mathématiques sur le fondement d’un cercle mystérieux la théorie et pratique des vrais et iusqu’a present incognus secrets du maniement des armes a pied et a cheval, Leiden, 1630.

Girard Thibault d’Anvers

Nous nous intéressons à d’autres « escrimeurs géométriques » comme Camillo Agrippa Trattato di Scientia d’Arme, con vn Dialogo di Filosofia, qui publie à Rome en 1553 un magnifique traité révolutionnant l’escrime de son époque.

Nous étudions aussi l’escrime de Nicolas Giganti et l’épée de cour de Philibert de La Touche.

Une autre tradition étudiée au sein de l’association est l’école de Bologne et principalement d’Achille Marozzo et son Opera Nova (1536), un ouvrage qui expose une multitude d’armes, principalement la side-sword, l’épée rondelle, la dague et la terrible montante, une épée longue faisant la taille d’un homme (1,75m!)


Nous nous intéressons également au maniement du bouclier accompagné de l’épée pour la période féodale (XIe-XIIIe) et au combat celte.

L’association également le sabre à pied et à cheval à partir des traités d’escrime militaire.

Nous aimons aussi nous divertir avec quelques techniques de self-défense que ce soit en improvisant quelques techniques de savate (apparenté à la boxe française),  de pugilat antique (apparenté à la boxe anglaise) ou du combat au sol. Nous étudions aussi Nicolaes Petter,  L’Académie de l’admirable Art de la Lutte (1680) qui est très amusant à pratiquer :


Manifestations

Nous organisons et nous participons à de nombreuses manifestations. N’hésitez pas à nous contacter pour vos évènements.

Maison natale Charles de Gaulle, le 9 septembre 2017
Journées du Patrimoine

Journées d’étude et colloques :

en 2017 :

Combattre (comme) au Moyen Âge, 26 et 27 janvier 2017 à Lille III.

en 2014 :

Les arts de Mars
Théories et pratiques martiales de l’Antiquité à la Renaissance :
l’apport de l’expérimentation gestuelle.

en 2012 :

Les arts de guerre et de grâce
(XIVe – XVIIIe siècles)
De la codification du mouvement à sa restitution :
hypothèses, expérimentations et limites

en 2010 :

Archéologie expérimentale et histoire de la guerre : un état des lieux

Organisation de stages d’AMHE dans le Nord

Stages sur la Convention des Joueurs d’Épées à Lille

Interventions lors des stages d’AMHE

à Paris, Dijon, Strasbourg, Le Mans, Arles…

Présentation des AMHE et de l’escrime historique

Dans des entreprises (Décathlon), des manifestations (Japan expo), des institutions publiques ou privées (histoire de l’escrime, symbolique et philosophie, démonstrations).

Vous trouverez aussi dans la revue Histoire et Images Médiévale, Hors série n°24, deux articles concernant les objectifs et les méthodes de travail propres à notre association.


Une devise : FREQUENS MOTUS (mouvement perpétuel)?

« Mouvement, ce joli mot est pour le combat, le cœur et la couronne […]. Retiens maintenant que le mouvement perpétuel s’applique au début, au milieu et à la fin de tout combat. » :

Motus, das worte schone/ ist des fechtens eyn hort und krone […] Hie merken das / frequens motus / beslewst in im / begynnes / mittel und ende / alles fechtens. H Döbringer (?), Ms.3227a, Nuremberg : Germanisches Nationalmuseum, circa 1389,

Le mouvement symbolise notre volonté d’aller tous de l’avant, mais sans oublier notre passé. C’est à la fois la philosophie de l’association, mais aussi celle de notre façon de combattre : toujours en mouvement, toujours à attaquer ou à se défendre activement et ce comme le conseillent nos maîtres d’armes : Liechtenauer, Marozzo ou Thibault…